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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 23:01

Je poste ici une histoire parodiant les genres policiers et fantastiques (pour laquelle je me réserve le droit d'effectuer des modifications après coup, mais je les mentionnerai dans les commentaires), que j'ai l'ambition de développer un minimum. D'ailleurs, comme je manque de temps pour me consacrer autant que je voudrais au blog et que j'ai un certain nombre de série en cours, vous pouvez indiquer dans les commentaires vos préférences sur ce que je devrais privilégier (cette histoire, celle du shônen, la nouvelle lovecraftienne, l'histoire de Kirk le super-héros...).


Bref, quoi qu'il en soit, bienvenu dans la Cité des Mages...





Chapitre 1 : la loi et l'ordre et quelques autres considérations.



     La police de la Cité des mages était réputée pour son exceptionnel taux d'élucidation des crimes (proche des 99%) qui provoquait l'admiration jalouse des cités voisines.. Elle devait cette réussite à  l'application d'un principe phare qu'elle avait élevé au rang de devise et qui avait donné naissance à sa rigoureuse méthode de classification des meurtres (laquelle constituait un objet de fierté jamais entamée pour les forces de l'ordre, et, de là, pour le gouvernement en général et donc la cité toute entière, apparaissant comme une de ces dignes inventions dont est seule capable une civilisation fort avancée, légitimement soucieuse de préserver sa stabilité par des procédés aussi complexes que méthodiques) .


Le principe en question, tel qu'il était énoncé en tout cas en lettres d'or sur le porche de l'hôtel de police, disait ceci : "Un crime sans coupable n'est pas un crime", phrase d'une logique inattaquable qui avait servi à mettre au point ce fameux classement des meurtres en trois catégories :



-Catégorie 1 (aussi surnommée "meurtre du suspect par le susnommé") : catégorie de base, elle regroupait toutes les affaires dont l'élucidation s'avérait être parfaitement accessoire. Le meurtre était alors systématiquement considéré comme un suicide et l'affaire dûment enterrée dans les archives communales -comme pour exorciser de la conscience populaire la simple idée qu'il s'était passé quelque chose.



-Catégorie 2 : on y trouvait toutes les affaires suffisamment importantes et médiatiques pour justifier une certaine mobilisation des forces de polices et le lancement d'un processus (toujours long et coûteux pour les autorités) d'enquête et de procès. La résolution effective de l'énigme et la découverte de la vérité n'ayant cependant qu'une importance toute relative dans ce genre de cas, la coutume voulait que l'on choisisse le coupable dans les listes de recensement des personnes sans domiciles fixes et/ou au taux de mélanine particulièrement élevé que la police gardait toujours à portée de main et mettait à jour avec le zèle et l'efficacité qu'on lui connaissait.



-Catégorie 3: (dite aussi "APHI" dans le jargon policier, ou "Affaire de la Plus Haute Importance) : elle concernait les meurtres tellement importants qu'ils justifiaient non seulement l'ouverture d'une enquête digne de ce nom mais faisaient en outre intervenir des considérations pour le moins inhabituelles de découvertes aussi rapides que possibles du vrai coupable. Il va sans dire que les meurtres relevant de cette dernière catégorie étaient extrêmement peu nombreux et confiés à l'élite des enquêteurs de la Cité (et concernaient essentiellement les agressions de représentants de l'ordre ou les meurtres d'animaux domestiques/ maîtresses/ amants des personnalités les plus influentes de la cité).




De ce système, il convient de noter qu'il eut trois grandes conséquences statistiquement visibles : un taux de suicide parmi les plus élevés du monde, un nombre de SDF étonnamment bas et une surreprésentations des individus basanés au sein de la population carcérale (bien que la police, réputée pour son louable sens de l'initiative, son efficacité sur le terrain et son souci de réduire au maximum les tracasseries administratives que ne manquent pas de rencontrer policiers, juges et accusés dans l'exercice de leur rôle respectif, ait contribué à réduire cette dernière statistique en même temps que celle concernant la surpopulation des prisons).



C'est justement parmi des individus fortement basanés que le questeur Rauchen cherchait un bon coupable pour résoudre une affaire de catégorie II lorsqu'il apprit la nouvelle de la mort de l'archimage Äristöt, immédiatement classée en meurtre de catégorie III et porteuse des habituelles pressions aimables mais fermes de personnes hautes placées réclamant une résolution aussi rapide que subtile de cette malheureuse affaire.


Etre généreux, le questeur Rauchen s'empressa de partager cette pression avec l'un de ses subordonnées, le jeune et doué Johannes Unbestimmt.

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Published by Ten-Retni
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commentaires

Zerh 30/11/2008 03:32

priorité lovecraft puis shonen !

Ten-Retni 30/11/2008 20:56



Je prend note, je prend note. Pour ce qui est des durcissements de conditions concernant les commentaires, je n'en ai pas entendu parler, mais qui sait? peut-être cela m'a-t-il échappé. Sinon
Sans Cas, c'est évidemment avec plaisir que j'accueillerai des propositions d'article pouvant me permettre d'alléger facilement et sans scrupule mon fardeau sur de tierces épaules. A ce propos,
te rappelerai, Zehr, que j'attend toujours un certain article sur le JCD (*sifflote innocement*).



Sans cas 29/11/2008 22:00

L'histoire des mages semble prometteuse, celle du shônen instructive, celle de Kirk amusante, celle de Lovecraft consommatrice de temps et porteuse des pires difficultés. Je voterai donc pour l'une des trois premières.

Pour le reste, si tu as besoin d'aide à la tenue du blog, via des histoires ou des billet éducatifs (et que mon emploi du temps ministériel quoique à venir le permet) ...

PS : Est-ce que je n'avais jamais remarqué, ou les condition de commentarisation ont-elles été durcies (archivage de l'IP) ?

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