Remarques diverses et variées sur différents sujets, plus ou moins culturels, pseudo-profonds et même vaguement ironiques voire humoristiques par endroit.
Il est des expressions qui sont tellement usitées et rabâchées qu'on en oublie souvent leur provenance. Carpe diem est de celle-là. C'est pourquoi, pour toi, ami lecteur, je vais te dévoiler son origine.
C'est une citation extraite d'un poème d'Horace, poète latin du premier siècle avant notre ère.
Voici le texte original, que l'on peut trouver dans le premier livre des Odes (I,11)
Ad leuconoen
Tu ne quaesieris (scire nefas) quem mihi, quem tibi Finem di dederint, Leuconoe, nec Babylonios Temptaris numeros. Ut melius quicquid erit pati! Seu pluris hiemes seu tribuit Iuppiter ultimam, Quae nunc oppositis debilitat pumicibus mare Tyrrhenum, sapias, uina liques et spatio breui Spem longam reseces. Dum loquimur, fugerit inuida Aetas: carpe diem, quam minimum credula postero.
Et voici la traduction:
"A Leuconoé
Toi, Leuconoé, ne cherche pas quelle fin les dieux ont donné A toi ou à moi (savoir est sacrilège), et n'interroge pas les nombres babyloniens*. Comme il est meilleur de faire face à tout ce qui sera! Soit Jupiter a accordé de nombreux hivers soit il en a accordé un dernier, Qui brise maintenant la Mer Tyrrhénienne contre l'obstacle des pierres rongées; Sois sage, verse le vin et, puisque le temps est bref, retranche tes longs espoirs. Pendant que nous parlons le temps jaloux a fui: Cueille le jour, en te fiant le moins possible au lendemain."
*référence à une méthode de divination astrologique pratiquée par les mages babyloniens.
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J'ai beaucoup perdu mais celui-là, il date de l'époque où je n'étais pas encore sénile et où je conversais avec Horace depuis sa terrasse de Tivoli (ah! on savait vivre en ce temps-là!).<br />
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