Lundi 29 juin 2009
Katana : épée pour geek. Fait très bien dans le salon, les bandes dessinées et les films. Accéssoirement : sabre utilisé par les samourais. Voir "samourai", "geek", "épée".



Par Ten-Retni - Publié dans : Engeeklopedie : K
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Lundi 29 juin 2009
Aujourd'hui, j'entame l'Engeeklopaedia, encyclopédie de mon cru -tournant vaguement autour de l'imaginaire de l'homo sapiens occidental proche de ce que l'on pourrait appeler la culture geek si cette expression avait un quelconque sens bien défini- que je vous offre en exclusivité. Inachevée et livrée avec autant de parcimonie que de désordre, elle pourra aussi être interactive. Tu peux, toi aussi, fidèle lecteur, proposer tes idées de sujets dignes, selon toi, de figurer dans l'Engeeklopédie.


Lettre F:

Fourbe :
Porte une barbiche, les pires d'entre eux ont les doigts crochus (Comme les Chinois et les juifs, ce qui explique la mauvaise réputation qui les accompagne souvent sans raison). Proche de l'espèce du serpent, le fourbe aime bien se frotter les mains (ses cousins serpents n'en possédant pas, il en profite) et faire des allitérations en "s" (comme les serpents qui sifflent et susurrent). Cf. "barbiche", "Chinois", "juif", "serpent".





NB : les liens renvoyant aux références seront mis à jour au fur et à mesure que les références en question seront publiées.




Par Ten-Retni - Publié dans : Engeeklopédie : F
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Dimanche 14 juin 2009

Continuons sur la lancée de l'article de Wolverine et parlons encore d'un mythe narratif de la fiction contemporain, ancré dans l'imaginaire de n'importe quel cinéphile contemporain (certes souvent jeune, masculin et adepte des jeux vidéos, cherchant à compenser l'absurdité de sa société et la disparition des antiques idéaux guerriers par le développement d'une culture alternative...hum...particulière).

Je veux bien sûr parler du barbare.

Le barbare c'est le non-grec, le non-latinophone etc. Mais ça c'est pour les historiens et on s'en branle pas mal pour cet article.

Le barbare c'est avant tout le berserker, la brute vêtue de peau de bête déboulant sur des villages de chaume pour violer femmes et troupeau, mais ce n'est pas que cela.

Le barbare c'est surtout devenu un concept narratif, un caractère, qu'on peut retrouver dans n'importe quel rôle de n'importe quelle époque, pour peu qu'il réponde à quelques lois, définies par par l'illustre critique O. Peterski dans son ouvrage perdu Smell of the napalm : the myth of the barbarian in the contemporean mass media.

Voici donc pour vous, en exclusivité, les 10 Lois du barbares !



Règle n°1) "Il lui en faut peu pour être heureux" (inspiré de l'adage préféré de celui qui est encore considéré par une bonne part de la critique moderne comme la figure de proue du mouvement barbare dans la fiction occidentale).








Règle n°2)
Le barbare préfère le corps à corps
(plutôt que les frappes orbitales : même en des temps de technologie suffisamment avancé pour permettre les voyages galactiques, le barbare resurgit chez l'homme du futur pour le pousser à foncer en meute affronter des gigantesques monstres à l'aide de pathétiques mitraillettes alors qu'il pourrait les désintégrer en appuyant sur un bouton. Loi également appelée : "le barbare n'aime pas la technologie" ou encore "le barbare est réactionnaire", ndt)







Règle n°3) le barbare n'a pas peur de la mort.








 
Règle n°4) Barbare : plus qu'un hobby, un métier.






Règle n°5) Le barbare méprise la diplomatie.






Règle n°6) Le barbare aime son arme.







Règle n°7) Le barbare aime le défi




 
Règle n°8) Le barbare aime la musique classique.







Règle n°9) Le barbare rigole toujours en situation critique.








Règle n°10) Barbare rime avec motard (cette dernière loi a vu son authenticité mise en doute, certains affirmant qu'il s'agirait d'une règle apocryphe rajoutée après la mort de l'auteur, mettant notamment en avant son caractère "peu sérieux"[P. Falschenwörte, Die zehnte Regel des Barbarisch, Bonn, 2002]).



Par Ten-Retni - Publié dans : De la narration
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Samedi 30 mai 2009


Je profite éhontément de cette non-critique de Wolverine pour me permettre quelques digressions sur la présence de la langue anglaise dans notre belle société. On peste souvent contre l'invasion de l'Anglais, contre la déferlante angl-saxonne, contre cette vile tentative de colonisation rampante par le biais de la culture et de la langue, contre ces borborygmes inventés par les mangeurs de puddings d'outre-Manche (qui nous ont foutu une sacré branlée à Azincourt qui plus est).

Bref, vous l'aurez compris, il y a en France une certaine hostilité à ce qui est vécu comme une insupportable atteinte au saint langage apporté auprès des Muses immortelles par des génies comme Molière, Flaubert et Baudelaire (oui, ça fait beaucoup de [er], je sais, vous savez quoi mettre à la fin de votre pseudonyme si vous aussi voulez devenir un génie de la langue française reposant auprès des Muses immortelles). Parallèlement, ne nous voilons pas les yeux, l'Anglais est dans le vent, tendance, in et fashion. Je ne vous dis rien de nouveau.


Si je profite sans vergogne de la place qui m'est généreusement laissée par moi-même sur mon blog, c'est pour faire remarquer ceci aux défenseurs de la langue française contre l'anglais : parfois (je dis bien parfois), il FAUT laisser l'anglais entrer dans notre culture, en ce qui concerne les noms propres en fait, les noms propres de personnages de fictions en particulier. Souvent, ils veulent dire quelque chose. Et certains ont voulu les traduire.

Ils ont eu tort.

J'en veux pour preuve la tentative de transcription française de Flash Gordon : Guy l'Eclair...Eh...Eh si! Il faut donc reconnaître qu'il y a des mots anglais qui doivent être pris tel quel et ne pas être traduit à l'innocent public.

Prenez Wolverine (car il y a bien un lien avec mon article précédent, eh oui!). Bon, il est velu, il a des griffes, il fait de la moto et il mange du sirop d'érable, bref il est classe. On devine dans son nom la trace de "Wolf", le loup, ça fait sauvage et solitaire, libre et indompté. C'est séduisant.


Essayons maintenant de voir ce que donnerait Wolverine transcrit en français:



-Oh mon dieu, ma petite amie/soeur/femme/les trois à la fois (bien que les directeurs de publication américains, souvent frileux et peu enclins à adopter des schémas narratifs innovants, évitent généralement de tels cas de figure) vient de se faire enlever par le méchant Magneto!
-N'aie crainte, car voici le redouté Glouton qui arrive!
Glouton arrive et sors ses griffes.
-Holà Magneto, ramène toi pour tâter de mes griffes!
-Ciel! Glouton! Tu ne m'auras jamais! ah ah ah (rire sardonique)!
-C'est ce qu'on va voir!

(s'ensuit un combat épique que nous éviterons de rapporter pour ne pas choquer nos plus jeunes lecteurs)

-Oh! Glouton m'a sauvée! Merci Glouton!
-Oui, merci Glouton d'avoir sauvé ma petite amie/soeur/femme/les trois à la fois! Tiens, voici un pot de miel pour te récompenser
-Mouais, de rien, de toute façon, j'avais les griffes qui me démangeait. Et garde ton miel car je ne suis pas un ours, mon nom est Glouton! Et je ne mange que du sirop d'érable! Maintenant il est temps pour moi de repartir sur ma moto, car le Glouton est sauvage et solitaire, libre et indompté!


Morale de l'histoire: ne jamais traduire les noms de personnages de comics.


PS: on peut remplacer glouton par Carcajou (nom spécifiquement nord-américain de cette bébête poilu qui hante les forêt de nos cousins d'outre-Atlantique). Mais je ne sais pas si c'est beaucoup mieux...

Par Ten-Retni - Publié dans : De la narration
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Dimanche 24 mai 2009
Cette semaine, hop, comme ça, sans prétention, parce que je suis pressé, je vous jette en pâture un article rédigé par votre serviteur pour un petit journal étudiant parisien et dont le contenu me semble approprié pour le présent blog.

voici donc ma non-critique du film de Wolverine:




Tout bon blog comprend des critiques de cinéma. Mais qu'est-ce qui ressemble plus à une critique de film qu'à une autre critique de film, je vous le demande? Surtout quand elle parle du même film! Or votre serviteur refuse de céder à la pression sociale, de participer à la grande messe abrutissante du conformisme collectif, de se fondre dans la masse anonyme des médias aussi dépourvus d'imagination que ce blog l'est de lecteur, ces médias, dis-je, qui, ne reculant devant aucune abjection et bassesse pour faire leur quotas hebdomadaire/quotidien/trimestriel/mensuel (dans le désordre), ont des critiques allant même jusqu'à parler des films récents qu'elles ont vu!


C'est pourquoi, toujours mû par une abnégation sans faille et un dévouement illimité à la cause du Bon, du Beau et du Public, je vais faire, là, tout de suite, devant vos yeux ébahis et émerveillés des grands enfants que vous êtes, une critique d'un film que je n'ai pas vu!

Mais pour garder un lien avec l'actualité, je vais quand même faire une non-critique d'un film sorti plus ou moins récemment, j'ai nommé Wolverine.



Ah! Wolverine! Le plus célèbre représentant du Canada à travers le monde: homme farouche, ode vivante (enfin...fictionnelle) à ces lointaines terres sauvages où l'arbres majestueux et le rusé couguar règnent en maître, fantasmes des motards, représentant de tous les bûcherons d'Amériques du nord, de Québec à Vancouver!
Pourquoi est-il si populaire? Parce que c'est Hugh Jackman qui l'incarne et que les jeunes filles tombent comme des mouches lorsqu'il leur adresse à travers l'écran un de ces regards bleus enflammé d'une passion tranquille qui hurle à leur cerveaux en ébullition "Je t'aurais si je le veux"? Parce que c'est un x-men? Un superhéros? Parce qu'il défend le Bien et l'Occident? Rien de tout cela.


Wolverine est un bon personnage parce que c'est un barbare.


Le barbare peut sauver un film ami lecteur. Le barbare est sympathique. On aime le barbare pas pour ce qu'il fait mais pour ce qu'il est.

Le barbare incarne cette saine philosophie qui consiste à savoir profiter des petits plaisirs simples de l'existence, chose que nous avons trop tendance à oublier, perdus que nous sommes dans l'enfer contemporain et infini de l'Occident consumériste et stressé.

Le barbare nous parle parce qu'il réveille dans l'inconscient collectif ce fantasme enfoui, venu du fond des âges, disant que le bonheur ne se situe pas dans le fait de réussir un examen ou de s'acheter une nouvelle voiture mais dans le sport de plein air, dans les courses à travers mers et forêts pour aller au petit matin tuer nos ennemis, voler leur femmes, manger leur brebis et boire dans leurs cranes (de nos ennemis, pas de leur brebis).

Parfois, au milieu de cette horde de héros sirupeux se ressemblant tous (et pire, nous ressemblant!) et passant leur temps à sauver le monde, coucher avec la jolie blonde qui les accompagne et vaincre le grand méchant (généralement stupide, on se demande comment il a pu devenir une menace pour le monde), nous aimons à voire un héros tuer ses ennemis sans pitié et sucer leur moelle. Pas un sadique non, il y en a trop et ça ne fait pas naturel (en plus, en général, c'est le grand méchant qui fait ça). Juste un héros à l'ancienne mode, qui s'assume et fait ainsi parce que c'est normal. Ulysse massacrant ses prétendants sans leur laisser une chance, Achille traquant Hector, Agamemnon pillant Troie.

Et Wolverine, avec ses griffes en bon adamantine, ses joues mal rasées, ses splendides favoris drus et bestiaux, son caractère bougon, renvoie un peu à cette image-là, l'image d'épinal du "bon barbare", il nous rappelle vaguement cette lignée de héros honnête et primitif fleurant bon la sueur, la testostérone et l'odeur du sang frais au petit-déjeuner.

Il y a des association d'idée comme ça: quand on voit le héros de Twilight, ça donne des subites envies de guimauves et de barbapapa. Quand on voit Wolverine, on a juste envie de courir dans les bois à moitié nu et de boire du sirop d'érable.


Et c'est l'unique raison pour laquelle on aime Wolverine.


Note finale pour Wolverine (sortie le 29 avril en France): AAA.


rappel du barême des critiques d'Amphétamine:
A: Boooooooof.
AA: bof oui
AAA: Graouuuuuuuh
AAAA: bof bof bof
AAAAA: bof?
Par Ten-Retni - Publié dans : De la narration
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