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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 13:06
21 août 1918:

Les voisins, qui nous regardaient déjà étrangement, sont maintenant effrayés de voir mon maître ou même moi, les visites de courtoisie se font plus rares et je sais que l'on murmure dans toute la ville sur de cette demeure diabolique. Apparemment soucieux de préserver son habitat principal, maître Ken a fait l'acquisition d'une petite maison isolée en dehors de la ville, sur les berges du Connecticut."



Mon ami et moi arrêtâmes la lecture à cet endroit pour nous regarder. Ce récit était troublant, surtout pour un lecteur qui n'était autre que le descendant de l'un des principaux protagonistes, et quel protagoniste!
 

La journée s'était écoulée pendant que nous lisions et au vu de l'heure tardive, je décidai de rentrer chez moi tandis que Ken Lester continuerait les recherches et la lecture du journal.


Des affaires personnelles dont je dus m'occuper jointes aux aléas naturelles de ma connexion internet m'empêchèrent d'avoir des nouvelles de mon ami. Ce n'est qu'avec l'arrivée de la fin de semaine que je redevins disponible. KL m'avait envoyé plusieurs courriels dont la teneur général ne manqua pas de m'inquiéter.


Outre une orthographe et une syntaxe exagérément bonnes auxquelles il ne m'avait pas habitué, surtout dans sa correspondance informatique, le ton était pressant et assez grave, ce qui me fit craindre que mon camarade n'eût été excessivement marqué par sa récente découverte. Je le savais capable de ne pas fermer l'oeil pendant une voire deux nuits afin de continuer quelque jeu le passionnant (les plus terribles d'entre tous de ce point de vu là étant sans conteste les jeux de rôle massivement multijoueurs) : je redoutai aussitôt que ce maudit journal fût à l'origine d'une obsession funeste pour sa santé.

C'est pourquoi, renonçant à mon confort qui me pressait de profiter de ma connexion internet et de m'adonner à mes innocents loisirs, je pris mon pardessus et me précipitai chez mon ami, autant par souci de sa santé que par une curiosité que je ne m'avouai qu'à moitié pour un sujet qui se promettait hautement malsain.


Il ne répondit pas à la sonnette mais la femme de ménage, une noire corpulente et joviale au service des West depuis plusieurs années, m'indiqua qu'il se trouvait dans sa chambre, qu'il n'avait d'ailleurs sans doute pas quittée depuis l'avant-veille.

Devant sa porte, je crus entendre une conversation mais me dis bien vite qu'il pensait tout haut. Lorsque je frappai, ce ne fut qu'un vague grognement qui me répondit.


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Published by Ten-Retni - dans Lovecraft fhtagn
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