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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 23:22
Suite de ce texte.


Lorsque j'entrai, je fus frappé par le changement qui s'était opéré chez mon ami ces derniers jours. Il s'était voûté et son teint jaunâtre me fit craindre qu'il n'eût contracté la grippe qui sévissait alors dans toute la ville.

Je l'avais manifestement dérangé alors qu'il recopiait sur son blog les extraits de Nécronomicon qu'il avait à disposition, le tout en ingurgitant quantité de miel de Californie. Il ferma les pages ouvertes sur son ordinateur lorsque j'entrai mais j'eus cependant le temps de lire un extrait de titre de ce qui devait être un chapitre de l'ouvrage: "De la conjuration de Yak..."


Il m'accueillit chaleureusement mais lorsque je l'interrogeai sur le motif de ma venue, c'est-à-dire le message alarmant qu'il m'avait précédemment envoyé, il fut incapable de me donner une réponse claire, se mettant à me parler en termes confus du journal de la bonne et de son aïeul. Ce dernier s'était apparemment amouraché d'une jeune fille au nom de marque de sucre et avait reçu la visite d'un couple d"amis" (je retranscris les parenthèses utilisées par la bonne), nommés Casimir et Belle.


Jugeant cet intérêt décidément par trop excessif et malsain, je tentai de ramener la conversation sur un sujet plus neutre et propice à lui faire retrouver un état nerveux acceptable. Je l'entretins donc du nouveau coupé sport que ses parents lui avaient promis, tant pour célébrer la saint Ken que pour atténuer leur coupable absence comme ils avaient l'habitude de le faire au moyen de cadeaux à hautes valeurs pécuniaires.

Ken, pourtant grand amateur de belles voitures (il en avait déjà deux qui l'attendait dans son garage) ne s'enthousiasma pourtant pas longtemps à ce sujet. Il revint bien vite sur les formidables connaissances contenues dans l'ouvrage de l'Arabe fou et dans le journal de la soubrette.


Tout d'un coup, il se jeta à mon cou et me dit,  une lueur de terreur malade illuminant ses yeux fous, qu'il avait peur, que je devais le protéger et l'aider à s'en sortir. Après quoi, il retomba dans un morne silence et prit congé, prétextant un début de grippe qui couvait.


Peiné de le voir ainsi, je finis par le quitter, non sans lui avoir promis de repasser bientôt m'enquérir de son état.

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Published by Ten-Retni - dans Lovecraft fhtagn
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Monsieur Z 18/03/2009 23:56

Yahoo ! Bravo pour ce texte ! (Ps: regarde l'heure du commentaire !)

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